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Le blog de Vette1

     
 
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Le blog de Vette1

Le blog de Vette1

Bonjour,

c'est décidé j'essaye de faire un" blog" pourquoi faire partager mes passions

je suis assez créative j'ai différentes passions comme vous pourrez le constater dans mes albums photos qui passent aussi bien par la création de vêtements sur simple croquis , après la mosaïque découverte depuis 2006 , la peinture , des idées de déco intérieur, les nuages etc...

mes petites filles et mes petits sans être mes petits

voilà j'espère que ce blog permettra de faire partager mes passions
mes poèmes, mon amour pour ma région , la ville que j'habite depuis 8 ans, mes mercredis après midi

mais aussi mon état d'esprit,ma maladie et les durs moments que je traverse

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Poème

une lecture, des pensées

Lundi 17 Août 2009

60ans poème

je vous joins l'adresse  ce n'est que délicatesse

bisous

http://ghislainepoesie.free.fr/index.htm

A L'AUBE DE TES SOIXANTE ANS

A l'aube de tes soixante ans

Courbes tu sous le poids des ans?

Te sens tu à la fleur de l'âge

Ou bien n'est-ce plus qu'un mirage?

 

Crois tu que tu as bien vieilli,

Que tu as réussi ta vie

Toi qui t'es toujours investie

Entre grands et petit soucis?

 

Est-ce que tu n'as pas de regret

De voir tes cheveux s'argenter,

Et voudrais tu recommencer

Tout ce que tu as déjà fait?

 

Tu donnes toujours sans répit

A ta famille, à tes amis,

Tu es quelqu'un de passionnée

Que l'on ne peut ne pas aimer.

 

A l'aube de tes soixante ans

Tu donneras encore longtemps,

Beaucoup d'amour, beaucoup de joie

A tous ceux qui sont près de toi.

05.2004

mes 60 ans

voilà c'est fait 60 ans et 1 mois et 11 jours

et je me sens très bien pas vieille   pour un sous

 

 

On a si peu de temps

Il y a déjà longtemps

J'avais à peine dix ans

Et je courais tant

Pour arrêter le temps.

Il y a déjà longtemps,

J'ai eu vingt ans,

Et je pensais pourtant

Qu'il ferait toujours beau temps.

Il n'y a pas si longtemps

Que j'ai eu mes trente ans,

Et je me disais en ce temps

Que je mourrai dans pas longtemps.

Et quand j'ai eu quarante ans,

Je les ai chantés en dansant,

Je les ai dansés en buvant,

Je les ai bus en pleurant,

Je les ai pleurés en pensant

Que bientôt j'aurai cinquante ans.

Et puis j'ai eu cinquante ans

Et en regardant jouer mes enfants,

Je me disais que peut-être en partant

Je n'aurais pas soixante ans.

Mais un jour j'ai eu soixante ans

Sans avoir vu passer le temps,

Et je me suis dit que peut-être j'aurai encore le temps

De connaître mes petits-enfants

Et d'avoir soixante-dix ans.

Et maintenant j'ai soixante-dix ans,

Et je me dis souvent

Que de dix en dix ans,

Je suis mort bien souvent,

Et je me dis souvent

Que je mourrai je ne sais pas quand,

Mais que je mourrai en pensant

Qu'on a si peu de temps.

 
Auteur : HAJ NASSAR Tarik

Samedi 29 Mars 2008

poème

Auteur : S. Raphaël
La petite fille qui ne voulait pas écouter

 

  Il était une fois, il y a très longtemps, un paysan et sa fille qui se prénommait Mira. Ils étaient heureux même s'ils étaient pauvres.
 Mais un jour, alors qu'ils allaient chercher du bois, ils virent un puits. Le père dit alors à sa fille : 
 « Mira, ne te penche jamais trop dans ce puits, car cet endroit est une sorte de porte qui donne accès à un autre monde.
 - Comment, une porte vers un autre monde ? 
 - Je ne peux pas bien te l'expliquer car personne n'est jamais revenu de "l'autre monde". »
 Un jour après, elle alla au puits, se pencha et tomba dedans. Elle se retrouva dans un monde sombre, très sombre. Mais comment allait-elle faire pour revenir chez elle ? Elle était désespérée. Elle essaya d'appeler quelqu'un dans son monde pour qu'il lui vînt en aide. C'est alors qu'une voix lui répondit : 
 « Qui parle ? 
 - C'est moi, ici en bas, dans le puits…. enfin dans l'autre monde, cria Mira 
 - Comment puis-je t'aider ? 
 - Lance-moi une corde. »
 Une corde tomba. Elle l'attrapa et remonta dans "son monde". C'était son père qui l'avait aidée. 
 Enfin, le monde terrestre était à nouveau normal car Mira et son père étaient à nouveau ensemble. Ils vécurent heureux jusqu'à la fin de leurs jours.

Vendredi 31 Août 2007

la paix



mardi 31 juillet 2007

Poème pour la paix
Le temps du refus

par Élaine Audet Version à imprimerFormat Noir & Blanc pour mieux imprimer ce texte





Dans nos salons un soir de janvier il y a douze ans nous avons vu
En pleine nuit un ciel pâle percé d’une multitude d’éclats
Une chute d’étoiles brûlantes traverser portes et fenêtres
Dans un ballet où plus rien d’humain ne subsistait
On a voulu nous faire croire que l’équivalent d’Hiroshima
De plusieurs fois toutes les bombes de la Deuxième Guerre Mondiale
Ne toucherait que des bâtiments vides laissant la vie intacte

De père en fils la manipulation continue

Bagdad attend interminablement et sait ce qui l’attend
Des femmes des hommes des enfants semblables à nous
Veillent sans fermer l’œil enveloppés dans leurs amours
Imaginent une pluie de fer et d’acier encore plus meurtrière
Des dizaines de milliers de morts dès les premières heures
Le hurlement des mères l’enfant arraché du sein en un éclair
Génocide cyniquement planifié par les intégristes du profit

De père en fils la manipulation continue

Des soldats entreront dans la ville enfonçant des éclisses
Dans le ventre des femmes et la mémoire des poètes
Broyant l’espoir et le turquoise antique des minarets
Ils calcineront l’avenir sur les murs pour qu’on se souvienne
Laissant une débâcle d’oiseaux et de cris dans le ciel en feu
Des ruines sans fin dans les rues les champs et les yeux

De père en fils la manipulation continue

La nuque raidie par l’ignorance et la soumission aveugles
Les guerriers du capital entreront dans un désert de sang et de cendres
En rangs serrés comme les bombes tombées du ciel
Ils se chargeront d’exécutions sommaires comme de simples transactions
Avec l’objectivité servile avide de pions repus rompus aux ordres

De père en fils la manipulation continue

Resterons-nous encore immobiles devant nos téléviseurs
Quand une poignée de vautours ivres de pouvoir
Sèmeront la mort en notre nom aux quatre coins de la terre
Comme si la vie n’était plus qu’une marchandise à leur solde ?

Aujourd’hui NON rime avec liberté

pour un monde de paix

 
  La Paix
 
       
   

La paix c'est aimer,

Mais c'est aussi se respecter

Et respecter les autres.

 

Pour avoir la paix il ne faut

Pas se bagarrer ni se chamailler et encore moins se taper.

Pour jouer tranquillement il faut aussi

La paix.

 

Dans la vie il faut toujours la paix.

Et pour avoir la paix vous avez ce qu'il

Faut ?

Il faut savoir aimer et se respecter.

 

Si vous aussi vous voulez la paix,

Alors fêtons ensemble cette agréable journée consacrée à

La Paix.

Alors maintenant, oui à la paix, et non à la guerre !

 

VIVE LA PAIX !!!

Auteur : Marin Elisa

Classe de : CM2 (Mme Rossillon)

Jeudi 30 Août 2007

la colère

J'ai grandi dans les cris
et c'est pas ce que j'ai choisi
mais peut-on choisir comment sera notre vie ?
Non, c'est ce que j'ai appris.

Les gens sont ce qu'ils sont
on n'y peut rien de toute façon
on se construit des châteaux en Espagne
mais qu'est-ce qu'on y gagne ?

Du mépris et des cris
de la colère, de la misère
mais on reste la tête levée
pour mieux avancer
même si rien ne va changer

car il y a du malheur partout
et tout le monde s'en fout
on n'est pas ce qu'on fait de nous
si on agit ainsi c'est pas à cause de nous

On agit pas forcément sur un coup de tête
mais quand on regrette
c'est pour changer
et pas recommencer.

Mais voilà, la colère est là
même si on ne la voit pas
elle est en nous
on la trouve partout

et quand elle se manifeste
c'est pire que la peste
on ne la contrôle pas
on ne la dirige pas.

Auteur : d3bby (voir tous ses poèmes). Poème publié le 14/08/2007 à 00h29

la colère

Alfred de VIGNY (1797-1863)
(Recueil : Les Destinées)
 

 

La colère de Samson

Le désert est muet, la tente est solitaire.
Quel Pasteur courageux la dressa sur la terre
Du sable et des lions? - La nuit n'a as calmé
La fournaise du jour dont l'air est enflammé.
Un vent léger s'élève à l'horizon et ride
Les flots de la poussière ainsi qu'un lac limpide.
Le lin blanc de la tente est bercé mollement ;
L'oeuf d'autruche allumé veille paisiblement,
Des voyageurs voilés intérieure étoile,
Et jette longuement deux ombres sur la toile.

L'une est grande et superbe, et l'autre est à ses pieds :
C'est Dalila, l'esclave, et ses bras sont liés
Aux genoux réunis du maître jeune et grave
Dont la force divine obéit à l'esclave.
Comme un doux léopard elle est souple, et répand
Ses cheveux dénoués aux pieds de son amant.
Ses grands yeux, entr'ouverts comme s'ouvre l'amande,
Sont brûlants du plaisir que son regard demande,
Et jettent, par éclats, leurs mobiles lueurs.
Ses bras fins tout mouillés de tièdes sueurs,
Ses pieds voluptueux qui sont croisés sous elle,
Ses flancs plus élancés que ceux de la gazelle,
Pressés de bracelets, d'anneaux, de boucles d'or,
Sont bruns ; et, comme il sied aux filles de Hatsor,
Ses deux seins, tout chargés d'amulettes anciennes,
Sont chastement pressés d'étoffes syriennes.

Les genoux de Samson fortement sont unis
Comme les deux genoux du colosse Anubis.
Elle s'endort sans force et riante et bercée
Par la puissante main sous sa tête placée.
Lui, murmure ce chant funèbre et douloureux
Prononcé dans la gorge avec des mots hébreux.
Elle ne comprend pas la parole étrangère,
Mais le chant verse un somme en sa tête légère.

" Une lutte éternelle en tout temps, en tout lieu
Se livre sur la terre, en présence de Dieu,
Entre la bonté d'Homme et la ruse de Femme.
Car la Femme est un être impur de corps et d'âme.

L'Homme a toujours besoin de caresse et d'amour,
Sa mère l'en abreuve alors qu'il vient au jour,
Et ce bras le premier l'engourdit, le balance
Et lui donne un désir d'amour et d'indolence.
Troublé dans l'action, troublé dans le dessein,
Il rêvera partout à la chaleur du sein,
Aux chansons de la nuit, aux baisers de l'aurore,
A la lèvre de feu que sa lèvre dévore,
Aux cheveux dénoués qui roulent sur son front,
Et les regrets du lit, en marchant, le suivront.
Il ira dans la ville, et là les vierges folles
Le prendront dans leurs lacs aux premières paroles.
Plus fort il sera né, mieux il sera vaincu,
Car plus le fleuve est grand et plus il est ému.
Quand le combat que Dieu fit pour la créature
Et contre son semblable et contre la Nature
Force l'Homme à chercher un sein où reposer,
Quand ses yeux sont en pleurs, il lui faut un baiser.
Mais il n'a pas encor fini toute sa tâche. -
Vient un autre combat plus secret, traître et lâche ;
Sous son bras, sous son coeur se livre celui-là,
Et, plus ou moins, la Femme est toujours DALILA.

Elle rit et triomphe ; en sa froideur savante,
Au milieu de ses soeurs elle attend et se vante
De ne rien éprouver des atteintes du feu.
A sa plus belle amie elle en a fait l'aveu :
" Elle se fait aimer sans aimer elle-même.
" Un Maître lui fait peur. C'est le plaisir qu'elle aime,
" L'Homme est rude et le prend sans savoir le donner.
" Un sacrifice illustre et fait pour étonner
" Rehausse mieux que l'or, aux yeux de ses pareilles,
" La beauté qui produit tant d'étranges merveilles
" Et d'un sang précieux sait arroser ses pas. "

- Donc ce que j'ai voulu, Seigneur, n'existe pas. -
Celle à qui va l'amour et de qui vient la vie,
Celle-là, par Orgueil, se fait notre ennemie.
La Femme est à présent pire que dans ces temps
Où voyant les Humains Dieu dit : Je me repens !
Bientôt, se retirant dans un hideux royaume,
La Femme aura Gomorrhe et l'Homme aura Sodome,
Et, se jetant, de loin, un regard irrité,
Les deux sexes mourront chacun de son côté.

Eternel ! Dieu des forts ! vous savez que mon âme
N'avait pour aliment que l'amour d'une femme,
Puisant dans l'amour seul plus de sainte vigueur
Que mes cheveux divins n'en donnaient à mon coeur.
- Jugez-nous. - La voilà sur mes pieds endormie.
- Trois fois elle a vendu mes secrets et ma vie,
Et trois fois a versé des pleurs fallacieux
Qui n'ont pu me cacher a rage de ses yeux ;
Honteuse qu'elle était plus encor qu'étonnée
De se voir découverte ensemble et pardonnée.
Car la bonté de l'Homme est forte, et sa douceur
Ecrase, en l'absolvant, l'être faible et menteur.

Mais enfin je suis las. - J'ai l'aine si pesante,
Que mon corps gigantesque et ma tête puissante
Qui soutiennent le poids des colonnes d'airain
Ne la peuvent porter avec tout son chagrin.

Toujours voir serpenter la vipère dorée
Qui se traîne en sa fange et s'y croit ignorée ;
Toujours ce compagnon dont le coeur n'est pas sûr,
La Femme, enfant malade et douze fois impur !
- Toujours mettre sa force à garder sa colère
Dans son coeur offensé, comme en un sanctuaire
D'où le feu s'échappant irait tout dévorer,
Interdire à ses yeux de voir ou de pleurer,
C'est trop ! - Dieu s'il le veut peut balayer ma cendre,
J'ai donné mon secret ; Dalila va le vendre.
- Qu'ils seront beaux, les pieds de celui qui viendra
Pour m'annoncer la mort ! - Ce qui sera, sera ! "

Il dit et s'endormit près d'elle jusqu'à l'heure
Où les guerriers, tremblant d'être dans sa demeure,
Payant au poids de l'or chacun de ses cheveux,
Attachèrent ses mains et brûlèrent ses yeux,
Le traînèrent sanglant et chargé d'une chaîne
Que douze grands taureaux ne tiraient qu'avec peine,
La placèrent debout, silencieusement,
Devant Dagon leur Dieu qui gémit sourdement
Et deux fois, en tournant, recula sur sa base
Et fit pâlir deux fois ses prêtres en extase ;
Allumèrent l'encens ; dressèrent un festin
Dont le bruit s'entendait du mont le plus lointain,
Et près de la génisse aux pieds du Dieu tuée
Placèrent Dalila, pâle prostituée,
Couronnée, adorée et reine du repas,
Mais tremblante et disant : IL NE ME VERRA PAS !

Terre et Ciel ! avez-vous tressailli d'allégresse
Lorsque vous avez vu la menteuse maîtresse
Suivie d'un oeil hagard les yeux tachés de sang
Qui cherchaient le soleil d'un regard impuissant ?

Et quand enfin Samson secouant les colonnes
Qui faisaient le soutien des immenses Pylônes
Ecrasant d'un seul coup sous les débris mortels
Ses trois mille ennemis, leurs Dieux et leurs autels ? -

Terre et Ciel ! punissez par de telles justices
La trahison ourdie en es amours factices
Et la délation du secret de nos coeurs
Arraché dans nos bras par des baisers menteurs !

Dimanche 26 Août 2007

comptines sur l'eau ,

 

http://www.momes.net/comptines/comptines-chansons.html

pourquoi ce thème : l'eau  source de la vie 

A la claire fontaineÀ la claire fontaine
M'en allant promener
J'ai trouvé l'eau si belle
Que je m'y suis baigné
Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je ne t'oublierai !
Sous les feuilles d'un chêne
Je me suis fait sécher
Sur la plus haute branche
Un rossignol chantait
Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je ne t'oublierai !
Chante, rossignol, chante
Toi qui a le coeur gai
Tu as le coeur à rire
Moi, je l'ai à pleurer
Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je ne t'oublierai !
J'ai perdu mon amie
Sans l'avoir mérité
Pour un bouquet de roses
Que je lui refusai
Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je ne t'oublierai !
Je voudrais que la rose
Fut encore au rosier
Et que ma douce amie
Fut encore à m'aimer.
Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je ne t'oublierai !

 

 

J'aime l'eau

J'aime l'eau dans ma baignoire
Et sur le carrelage de la cuisine quand maman le nettoie
J'aime l'eau sur la plage
J'aime les vaguelettes
Qui me chatouillent les doigts de pieds
Et s'en vont avec la marée
J'aime l'eau des flaques et des étangs
Des lacs et des barrages où elle se heurte en écumant
J'aime la pluie qui me mouille la langue
Et qui fait pousser les plantes dans le jardin
J'aime l'eau des fleuves
L'eau où pullulent les petits poissons
J'aime l'eau quand elle est bien chaude
Le matin dans mon lavabo
J'aime l'eau quand elle est gelée
Quand je peux patiner sur les mares glacées.

 

Margoton va-t-à l'eau Avecque son cruchon (bis)
La fontaine était creuse, elle est tombée au fond
Aïe, Aïe, Aïe, Aïe, se dit Margoton
La fontaine était creuse, elle est tombée au fond (bis)
Sur le grand chemin pass'nt trois chevaliers barons
Aïe, Aïe, Aïe, Aïe, se dit Margoton
Sur le grand chemin pass'nt trois chevaliers barons (bis)
Que donneriez-vous belle qu'on vous tire du fond ?
Aïe, Aïe, Aïe, Aïe, se dit Margoton
Que donneriez-vous belle qu'on vous tire du fond ? (bis)
Tirez d'abord, dit-elle, après ça nous verrons
Aïe, Aïe, Aïe, Aïe, se dit Margoton
Tirez d'abord, dit-elle, après ça nous verrons (bis)
Quand la belle fut tirée commence une chanson
Aïe, Aïe, Aïe, Aïe, se dit Margoton
Quand la belle fut tirée commence une chanson (bis)
Ce n'est point ça, la belle que nous vous demandons
Aïe, Aïe, Aïe, Aïe, se dit Margoton
Ce n'est point ça, la belle que nous vous demandons (bis)
C'est votre coeur volage, savoir si nous l'aurons
Aïe, Aïe, Aïe, Aïe, se dit Margoton
C'est votre coeur volage, savoir si nous l'aurons (bis)
Mon petit coeur, Messir's, n'est pas pour greluchons !
Aïe, Aïe, Aïe, Aïe, se dit Margoton
Mon petit coeur, Messir's, n'est pas pour greluchons ! (bis)
L'est pour homme de guerre qu'a d'la barbe au menton
Aïe, Aïe, Aïe, Aïe, se dir'nt les barons.

Vendredi 24 Août 2007

la fatigue

  Émile VERHAEREN (1855-1916)
(Recueil : Les apparus dans mes chemins)
 

Celui de la fatigue

Ce soir, l'homme de la fatigue
A regarder s'illimiter la mer,
Sous le règne du vent despote et des éclairs,
Les bras tombants, là-bas, s'est assis sur ma digue.

Le vêtement des plus beaux rêves,
L'orgueil des humaines sciences brèves,
L'ardeur, sans plus aucun sursaut de sève,
Tombaient, en loques, sur son corps :
Cet homme était vêtu de siècles morts.

Il n'était plus la vie,
Il n'était point encor la mort ;
Il était la fatigue inassouvie.

Il avait vu brûler d'étranges pierres,
Jadis, dans les brasiers de la pensée :
Les feux avaient léché les cils de ses paupières
Et son ardeur s'était cassée
Sur l'escalier tournant de l'infini.
Sa tête avait nourri toutes les gloses.
Il traînait après lui une aile grandiose
- Ridicule - dont les pennes tombaient ;
Des nuages vitreux le surplombaient,
Mais néanmoins une chimère dernière
Allumait d'or son casque et sa bannière.

Lassé du bien, lassé du mal, lassé de tout
Il maintenait debout
Encore, un dernier voeu, sous l'assaut des contraires :
Ayant tant vu sombrer de choses nécessaires,
Qui se heurtaient pour leur rapide vérité,
Lui, qui se souvenait d'être et d'avoir été,
Qui ne pouvait mourir et qui ne pouvait vivre,
Osait aimer pourtant sa lassitude à suivre,
Entre les oui battus de non, son chemin, seul.

De tout penseur ardent, il se sentait l'aïeul.
Le sol du monde était pourri de tant d'époques
Et le soleil était si vieux !
Et tant de poings futilement victorieux
N'avaient volé au ciel que des foudres baroques.
Et c'est décidément : " Misère ! " à toute éternité
Qu'à travers sa planète et vers ses astres
La tête pâle et sanglante de ses désastres,
Pendant mille et mille ans criera l'humanité.

Certes, mais se blottir en la rare sagesse,
D'où rien ne transparaît que le savoir
Et la culture et la discipline de sa faiblesse ;
Entr'accorder la haine et le désir ; vouloir,
A chaque heure, violenter sa maladie ;
L'aimer et la maudire et la sentir

Chaude comme un foyer mal éteint d'incendie,
Se déployer sa peine et s'en vêtir ;
Avoir, de ses malheurs mêmes, l'orgueil ;
Aimer enfin celui qui, dans les villes, passe
Et qui s'assied, en souriant devant le seuil
Du temple, où vont prier les hommes de sa race.

Et puis le proclamer, mais n'ériger l'espoir
Que pour, sournoisement, l'abattre avec sa haine ;
Contrarier l'aurore avec le soir ;
Torturer le présent avec l'heure prochaine ;
Trouver de la douceur en son angoisse, lasse
De n'avoir plus la peur de la menace ;
N'éclairer pas d'un trop grand feu
L'énigme à deviner par delà les nuages,
Qui fit songer les sages
Qu'un Dieu connu n'est plus un Dieu.

Ce soir, l'homme de la fatigue,
Tout lentement, a soulevé,
Comme un trésor désencavé,
Aux bords du fleuve, où mon âme navigue,
La science de la fatigue

éloge de la fatigue

Eloge de la fatigue


Vous me dites, Monsieur, que j'ai mauvaise mine,
Qu'avec cette vie que je mène, je me ruine,
Que l'on ne gagne rien à trop se prodiguer,
Vous me dites enfin que je suis fatigué.
Oui je suis fatigué, Monsieur, et je m'en flatte.
J'ai tout de fatigué, la voix, le coeur, la rate,
Je m'endors épuisé, je me réveille las,
Mais grâce à Dieu, Monsieur, je ne m'en soucie pas.
Ou quand je m'en soucie, je me ridiculise.
La fatigue souvent n'est qu'une vantardise.
On n'est jamais aussi fatigué qu'on le croit !
Et quand cela serait, n'en a-t-on pas le droit ?

Je ne vous parle pas des sombres lassitudes,
Qu'on a lorsque le corps harassé d'habitude,
N'a plus pour se mouvoir que de pâles raisons...
Lorsqu'on a fait de soi son unique horizon...
Lorsqu'on a rien à perdre, à vaincre, ou à défendre...
Cette fatigue-là est mauvaise à entendre ;
Elle fait le front lourd, l'oeil morne, le dos rond.
Et vous donne l'aspect d'un vivant moribond...

Mais se sentir plier sous le poids formidable
Des vies dont un beau jour on s'est fait responsable,
Savoir qu'on a des joies ou des pleurs dans ses mains,
Savoir qu'on est l'outil, qu'on est le lendemain,
Savoir qu'on est le chef, savoir qu'on est la source,
Aider une existence à continuer sa course,
Et pour cela se battre à s'en user le coeur...
Cette fatigue-là, Monsieur, c'est du bonheur.

Et sûr qu'à chaque pas, à chaque assaut qu'on livre,
On va aider un être à vivre ou à survivre ;
Et sûr qu'on est le port et la route et le quai,
Où prendrait-on le droit d'être trop fatigué ?
Ceux qui font de leur vie une belle aventure,
Marquant chaque victoire, en creux, sur la figure,
Et quand le malheur vient y mettre un creux de plus
Parmi tant d'autres creux il passe inaperçu.

La fatigue, Monsieur, c'est un prix toujours juste,
C'est le prix d'une journée d'efforts et de luttes.
C'est le prix d'un labeur, d'un mur ou d'un exploit,
Non pas le prix qu'on paie, mais celui qu'on reçoit.
C'est le prix d'un travail, d'une journée remplie,
C'est la preuve, Monsieur, qu'on marche avec la vie.

Quand je rentre la nuit et que ma maison dort,
J'écoute mes sommeils, et là, je me sens fort ;
Je me sens tout gonflé de mon humble souffrance,
Et ma fatigue alors est une récompense.

Et vous me conseillez d'aller me reposer !
Mais si j'acceptais là, ce que vous me proposez,
Si j'abandonnais à votre douce intrigue...
Mais je mourrais, Monsieur, tristement... de fatigue.

(Texte de Robert Lamoureux)
 
     

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