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Le blog de Vette1

     
 
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Bonjour,

c'est décidé j'essaye de faire un" blog" pourquoi faire partager mes passions

je suis assez créative j'ai différentes passions comme vous pourrez le constater dans mes albums photos qui passent aussi bien par la création de vêtements sur simple croquis , après la mosaïque découverte depuis 2006 , la peinture , des idées de déco intérieur, les nuages etc...

mes petites filles et mes petits sans être mes petits

voilà j'espère que ce blog permettra de faire partager mes passions
mes poèmes, mon amour pour ma région , la ville que j'habite depuis 8 ans, mes mercredis après midi

mais aussi mon état d'esprit,ma maladie et les durs moments que je traverse

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Jeudi 8 Janvier 2009

phrase du 8 janvier 2009

La phrase du jour




Colère


" C'est vrai qu'ils ont un petit faible pour emmerder Paris..."


Bertrand DELANOE, à propos de l'Etat, lors de son compte rendu de mandat dans le IIème arrondissement.

 

 

 

Avant de changer d'idée, s'assurer qu'on en a déjà une.  
[Albert Brie]   « Plus sur l'auteur
Le Mot du silencieux  

"J'ai autant de mal avec ceux qui se battent pour des bonnes causes pour des mauvaises raisons que ceux qui se battent pour des mauvaises causes pour de bonnes raisons" Bacchus

- Le Dakkar a été annulé.
- Ah! enfin ! ils ont compris que l'Afrique n'était pas un terrain de jeu qu'on pouvait aller polluer, tant pis si ça tuait un ou deux africains au passage ?
- Non ils ont juste peur du terrorisme.
- ...!??

Par mouette

Mardi 15 Janvier 2008

ça c'est passé le 15 janvier

Rémi

Le baptême de Clovis par Rémi (plaque de reliure en ivoire du IXe siècle) L'évêque de Reims est célèbre pour avoir baptisé Clovis, le roi des Francs, après la bataille légendaire de Tolbiac.

Tandis que Clovis n'était encore que le roi des Francs de Tournai, Rémi a commencé de l'instruire dans la religion. Il écrit au jeune roi encore païen: «Secourez les affligés, ayez soin des veuves, nourrissez les orphelins... Toutes les richesses de vos pères, vous les emploierez à libérer les captifs et à délier le lien d'esclavage».

Clovis est le premier roi barbare à se convertir au catholicisme (les autres ont choisi l'hérésie arienne). Cela lui vaut la bienveillance du clergé gallo-romain et lui permet d'imposer son autorité sur la Gaule et les pays rhénans.

Rémi est mort à 90 ans, vers 530, avec, selon le chroniqueur Grégoire de Tours, une grande réputation de charité!

 

 

Autres anniversaires du jour

Le 15 janvier 1200 est fondée l'Université de Paris. Elle obtiendra du roi un statut officiel en 1215. Son enseignement, tourné vers la théologie et l'analyse des textes anciens, sera à l'origine de la réputation intellectuelle de Paris.

Le 15 janvier 1919, Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht sont assassinés dans leur prison. Ex-animateurs du groupe révolutionnaire Spartakus, les deux chefs du parti communiste allemand avaient tenté d'importer la révolution russe et de soulever les masses ouvrières. Mais le chancelier social-démocrate Friedrich Ebert étouffe leur tentative.

Naissance : Molière

Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière, est né à Paris, près des Halles, le 15 janvier 1622.

Naissance : Proudhon

Pierre-Joseph Proudhon est né à Besançon le 15 janvier 1809.

Naissance : Luther King

Le pasteur Martin Luther King est né à Atlanta le 15 janvier 1929.

 

15 janvier 1208
Le légat du pape assassiné !

 

Le légat du pape, Pierre de Castelnau, est assassiné sur une route du Languedoc le 15 janvier 1208 (certaines sources évoquent le 14 janvier).

Son meurtre est attribué sans preuves à un écuyer du comte de Toulouse. Il déclenche une guerre affreuse, la croisade des Albigeois. Elle va mettre à feu et à sang le Midi toulousain, de la Garonne au Rhône.

André Larané.
Une hérésie enracinée dans le Midi

Les Albigeois ou cathares à l'origine du drame sont les disciples d'une doctrine réputée hérétique (contraire au dogme chrétien), originaire de l'Italie du nord. Cette doctrine recueille depuis le milieu du XIIe siècle un succès croissant dans le Midi toulousain. Ses prédicateurs, les Bonshommes, sont servis par l'image déplorable que donne du catholicisme le clergé local.

Saint Bernard de Clairvaux, conseiller des rois et prédicateur de la deuxième croisade (*) en Terre sainte, tente sans succès de réveiller les consciences catholiques dans la région. Lui-même se plaint de trouver des églises désertées par les fidèles. Le futur Saint Dominique n'a pas plus de succès face aux progrès de l'hérésie.

Croisade et ruine du Midi

Le pape Innocent III décide en désespoir de cause de recourir à la force. Il envoie son légat Pierre de Castelnau auprès du comte de Toulouse Raimon VI en vue de le convaincre de prendre la tête d'une croisade contre les hérétiques.

Le tout-puissant représentant du pape rencontre le comte dans sa résidence de Saint-Gilles, en Provence. Il lui reproche son excessive sollicitude pour les hérétiques cathares (*). Mais le comte de Toulouse, qui descend du fameux Raimon IV de Saint-Gilles, chef de la première croisade en Terre sainte, refuse net de combattre ses propres sujets.

Les deux hommes se disputent. Pierre de Castelnau, en désespoir de cause, excommunie le comte, autrement dit l'exclut des sacrements de l'Église. Puis il se retire avec toute son escorte.

C'est sur le chemin du retour qu'il est assassiné. Ce drame de trop entraîne le pape à lancer l'appel à la croisade sans oublier de canoniser son légat. Dès le mois de mars, Innocent III adresse une encyclique aux comtes, barons et simples fidèles du royaume de France : «En avant, donc, chevaliers du Christ ! En avant, vaillantes recrues de l'armée chrétienne ! (...) Appliquez-vous à détruire l'hérésie par tous les moyens que Dieu vous inspirera (...) Quant au comte de Toulouse (...), chassez-le, lui et ses complices, des tentes du Seigneur. Dépouillez-les de leurs terres, afin que des habitants catholiques y soient substitués aux hérétiques éliminés...»

C'est la première fois qu'une croisade est officiellement dirigée contre des gens qui se réclament du Christ. Mais cet aspect ne gêne pas les contemporains tant il est vrai que l'hérésie cathare ne saurait être tolérée. Cette première expédition débute par le sac de Béziers et le massacre de sa population, le 22 juillet 1209 (*).

 

15 janvier 1790
La France est divisée en 83 départements

 

Le 15 janvier 1790, à Paris, l'Assemblée constituante établit la carte des départements français et fixe leur nombre à 83.

Ce nouvel échelon administratif et démocratique sera appelé à un vif succès même si des voix s'élèvent aujourd'hui pour réclamer sa suppression [voir notre éditorial : Régions ou départements ?].

Confusion administrative

Les députés veulent mettre fin à la confusion administrative héritée d'un millénaire d'Histoire. Ils envisagent d'abord de créer des circonscriptions géométriques, à l'image des États américains.

Le sage Mirabeau s'y oppose avec véhémence : «Je demande une division qui ne paraisse pas, en quelque sorte, une trop grande nouveauté; qui, si j'ose le dire, permette de composer avec les préjugés et même avec les erreurs, qui soit également désirée par toutes les provinces et fondée sur des rapports déjà connus.»

Les nouvelles divisions sont baptisées «départements», d'un vieux mot français qui appartient au vocabulaire administratif depuis le roi François 1er. Leurs limites respectent les anciennes provinces. C'est ainsi que la Bretagne et la Normandie sont divisées en cinq départements chacune. Leur taille est telle que chaque citoyen puisse accéder à son chef-lieu en une journée de cheval au maximum.

Sans le savoir, les députés recréent de la sorte les anciens pays... de la Gaule d'avant les Romains. De nombreux chefs-lieux rappellent en effet les tribus gauloises locales. Amiens évoque les Ambiens, Beauvais les Bellovaques, Cahors les Cadurques, Nantes les Namnètes, Paris les Parisii, Poitiers les Pictones, Reims les Rèmes, Soissons les Suessiones,Tarbes les Tarbelles, Vannes les Vénètes,...

Ainsi le département est-il la circonscription la mieux enracinée dans l'Histoire de France, en concurrence avec la commune, héritière des anciennes paroisses.

Au fond d'eux-mêmes, les Français lui restent très attachés et il demeure la principale circonscription de référence (administrations de proximité, plaques minéralogiques, statistiques,...).

Dimanche 13 Janvier 2008

ça c'est passé le 13 janvier

Le 13 janvier 1898, Émile Zola publie une lettre ouverte au président de la République dans L'Aurore sous le titre «J'accuse».

Zola engage sa réputation et sa liberté

Dans ce texte virulent qui occupe la première page du quotidien, le célèbre écrivain dénonce les manigances qui entourent le procès du capitaine Alfred Dreyfus, accusé à tort d'espionnage, et l'acquittement par le conseil de guerre, trois jours plus tôt, du capitaine Esterhazy, le vrai coupable.

Emile Zola Ce faisant, Émile Zola, riche et comblé d'honneurs, prend sciemment à 48 ans le risque de se faire arrêter et condamner pour diffamation publique.

Son article fait d'emblée l'effet d'une bombe. Dès le lendemain a lieu une «pétition des intellectuels» en soutien de l'écrivain. Cette pétition est une première dans l'Histoire de France.

Zola reçoit par ailleurs le soutien empressé de Georges Clemenceau, qui tient une chronique dans L'Aurore depuis que le scandale de Panama l'a exclu de la vie parlementaire.

Sincèrement indigné, le «tombeur de ministères» saisit l'occasion de faire sa rentrée politique en s'en prenant selon son habitude au gouvernement en place.

Le 23 février 1898, Émile Zola est traduit en cour d'assises et condamné à un an de prison. Mais l'affaire prend de l'ampleur et met l'opinion publique en ébullition.

La vérité éclate au grand jour

En août, coup de théâtre ! Le colonel Henry, qui a décrypté le bordereau à l'origine de l'Affaire, met au jour un nouveau document. Mais un examen minutieux révèle des anomalies...

Le 30 août, le colonel est convoqué par le ministre de la guerre auquel il avoue avoir «arrangé les choses». Emprisonné , il se suicide le lendemain dans sa cellule... grâce à la bienveillance de ses gardiens qui, contrairement aux usages, lui ont laissé de quoi se tuer (un rasoir).

Devant le scandale, le ministre est contraint à la démission et son remplaçant consent à la révision du procès de Dreyfus qui rentre enfin du bagne.

Dreyfus avec ses avocats Demange et Labori en 1899 Un procès se tient à Rennes dans une atmosphère houleuse.

Le 9 septembre 1899, la cour militaire reconnaît à nouveau Dreyfus coupable de haute trahison, mais le condamne seulement à dix ans de réclusion en raison de «circonstances atténuantes» (!).

Le président de la République Émile Loubet grâcie Dreyfus dès le 19 septembre mais l'ancien capitaine exige un acquittement complet.

Vers l'apaisement

L'émotion provoquée par l'Affaire concourt à la formation d'un bloc républicain et relance le principe d'une laïcisation complète de l'État, en latence depuis l'époque de Jules Ferry, vingt ans plus tôt. C'est ainsi que la loi de séparation des Églises et de l'État est enfin votée après d'ardents débats le 5 décembre 1905.

Enfin, le 12 juillet 1906, l'Affaire trouve son épilogue avec un arrêt de la Cour de Cassation qui casse le jugement du 9 septembre 1899. Dreyfus est définitivement innocenté. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur dans la cour de l'École militaire le 21 juillet 1906.

Picquart, que Clemenceau considère comme le véritable héros de l'Affaire car il a risqué sa carrière au nom de la justice et de l'honneur, est promu au grade de général et devient tout bonnement ministre de la Guerre dans le gouvernement du «Tigre» (surnom de Clemenceau).

L'Affaire sera close avec le transfert des cendres de Zola au Panthéon le 4 juin 1908.

Dreyfus, les intellectuels et l'antisémitisme

Dès la parution de J'accuse (1898), la bourgeoisie parisienne se divise très violemment en deux camps.

– Les dreyfusards dénoncent l'injustice faite à Dreyfus et l'acquittement inique d'Esterhazy. Ils placent la justice et les droits de l'homme au-dessus de l'honneur militaire et de la raison d'État.

Parmi les dreyfusards, on trouve non seulement des hommes politiques mais aussi des écrivains de renom. C'est le moment où l'on commence de parler des «intellectuels», non sans une nuance de mépris.

– Les antidreyfusards considèrent qu'il vaut mieux condamner un innocent plutôt que d'admettre que la justice militaire ait pu se tromper.

À une époque où chacun, à droite comme à gauche, ne rêve que de revanche sur l'Allemagne et de«guerre régénératrice», tout affaiblissement de l'Armée fait figure à leurs yeux de haute trahison.

Par le fait que Dreyfus est issu d'une riche famille israélite, le camp antidreyfusard ne tarde pas aussi à attiser un antisémitisme d'un genre nouveau, à la fois national et laïc.

Samedi 12 Janvier 2008

la pensée du jour ........12 décembre

La paresse est la mère de tous les vices. Mais c'est une mère, nom de Dieu, et ça se respecte !
  Proverbe colombien

 

 

 

 

Samedi 12 janvier 2008

Ville lumière
"Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée." Matthieu 5.14 (Louis Segond)

Le mot grec qui a été traduit ici par "ville" est le mot polis, un mot important dans le monde du Nouveau Testament. La polis constitue une contribution majeure qu’ont apportée les Grecs à la civilisation, avec les "villes-états" comme Athènes et Sparte. L’Encyclopédia Britannica note que "la polis avait pour centre une ville, généralement fortifiée, mais incluait les campagnes environnantes." Sa caractéristique particulière était "une citadelle sur une colline".

Une polis était un lieu de sécurité. Dans la Bible, ce mot a été attribué à des villes comme Jérusalem, qui était placée sur une colline, et qui avait de solides murailles. Cette ville était une source de réconfort pour les voyageurs fatigués. Elle assurait une protection aux gens, qui se sentaient en sécurité dans ses murs. Mais elle était également une lueur d’espoir. Lors de leurs voyages, les hommes et les femmes tentaient d’apercevoir des signes annonçant l’approche de la ville sainte. Jérusalem était ainsi un puissant symbole, en partie parce qu’elle ne pouvait pas être cachée.

Jésus engagea tous ses disciples à être comme cette ville située sur une colline. Nous ne pouvons pas être timides ou hésitants. Nous devons être courageux et forts, comme une ville dont les murs sont imprenables. Nous ne pouvons pas être faibles, ou nous inquiéter de ce que pourraient dire les autres au sujet de notre foi ou de notre manière de vivre. Et nous devons nous engager à montrer l’exemple de la piété, apportant une lumière constante d’espoir, d’encouragement, et de salut.

Aujourd’hui, souvenez-vous que vous êtes la lumière du monde. N’attendez pas que les autres, autour de vous, fassent ce que vous seul pouvez accomplir. Consacrez à nouveau votre vie au service de Dieu. Cherchez à vous purifier du péché et soyez courageux dans votre témoignage. Que ceux qui vous entourent voient votre lumière, par vos paroles, ainsi que par vos actions.

Une prière pour aujourd’hui

Père, ravive-moi par ton Saint-Esprit. Purifie-moi du péché et consume tout ce qui ne te plaît pas. Que ta puissance coule au travers de moi, et que chacun puisse voir Jésus dans ma vie. En son nom. Amen.
John Roos

ça c'est passé le 12 janvier

12 janvier 1904
Les Hereros se révoltent... et meurent
 

Le 12 janvier 1904, les Hereros se révoltent contre les colons allemands qui occupent leur territoire, le Sud-Ouest africain (aujourd'hui la Namibie). Les Allemands réagissent avec une brutalité extrême et exterminent la presque totalité du peuple herero.

André Larané.
Commentaire : un génocide ?

Le drame herero reflète les horreurs dont a été entachée l'expansion coloniale européenne à la fin du XIXe siècle. Il donne aussi un avant-goût des génocides du XXe siècle. Est-il lui-même un génocide ( *) ? Non. Il ne relève pas du projet d'extermination d'un peuple, coupable du seul fait d'exister.

Il se présente comme une risposte disproportionnée à un soulèvement armé. De ce genre de risposte, l'histoire européenne en est hélas tissée et les peuples africains n'ont pas été les seuls à en pâtir. Que l'on songe seulement à la répression du soulèvement vendéen par les Républicains français et au compte-rendu du général Westerman !

Si les colons allemands ont sévi contre les Hereros et laissé tranquilles les Ovambos et les Hottentots, autres peuples du Sud-Ouest africain, c'est que seuls les premiers les ont attaqués. Cela fait toute la différence entre cet horrible massacre et les génocides ultérieurs d'Arméniens, de Juifs, de Tziganes ou encore de Tutsis.

André Larané

Au bord de la guerre

Le Sud-Ouest africain est un territoire grand comme deux fois la France, semi-désertique et inhospitalier, bordé à l'ouest par l'océan Atlantique et au sud par le fleuve Orange. Avant l'arrivée des Européens, il est seulement habité par des groupes clairsemés.

Ce sont en premier lieu des Aborigènes à la peau cuivrée : les Hottentots et les Khoisans ou Bochimans (déformation de l'anglais Bushmen, hommes du bush). Ils comptent des tribus telles que les Sans, les Samaras ou les Namas. Ces pasteurs adaptés au climat semi-désertique descendent des populations qui habitaient le continent africain avant l'arrivée des Noirs.

Les Noirs, ou Bantous, sont également représentés dans le Sud-Ouest africain. Ils appartiennent à la tribu des Ovambos et à celle des Hereros. Dès le milieu du XIXe siècle, ils sont en relation avec des missionnaires britanniques.

Au printemps 1883, un jeune marchand allemand, Heinrich Vogelsang, aborde dans une crique du nom d'Angra Pequena. Il prend contact avec un chef local, Joseph Fredericks, et conclut avec lui l'achat des terres environnantes. C'est ainsi que le 12 mai 1883, il hisse le drapeau allemand au-dessus de la crique et télégraphie à son associé, un riche négociant du nom de Franz Lüderitz : «Territoire acheté au chef contre paiement unique».

A Berlin, l'empereur Guillaume 1er et son chancelier Otto von Bismarck suivent avec intérêt les tribulations africaines de leurs concitoyens. L'empire allemand n'a pas encore de colonies à la différence de la République française et du Royaume-Uni et ils commencent à s'en inquiéter, vu que les territoires disponibles en Afrique commencent à se faire rares.

Le 24 avril 1884, le gouvernement allemand du chancelier Bismarck informe officiellement Londres qu'il accorde sa protection à Lüderitz et Fredericks. De ce jour date la naissance de l'empire colonial allemand. Le premier gouverneur de la colonie du Sud-Ouest africain (Südwest-Afrika en allemand) est un certain Dr H. Goering, dont le fils Hermann s'illustrera d'une triste façon aux côtés d'Adolf Hitler.

Sous l'impulsion du gouverneur, les colons allemands fondent une capitale proprette, Windhoek, et développent de vastes plantations en employant les indigènes à des travaux forcés, en volant leur bétail et à l'occasion leurs femmes (d'où l'apparition, rapidement, d'une communauté métissée).

Les Hereros sont confinés dans des zones tribales et ne bénéficient pas des garanties du droit allemand.

Révolte

C'est dans ce contexte qu'éclate la révolte des Hereros. Un groupe de guerriers conduit par un certain Samuel Maharero attaque les colons du poste d'Okahandja. 123 Allemands sont massacrés en trois jours dans des conditions particulièrement horribles. Six mois plus tard, un nouveau gouverneur, le général major Lothar von Trotha, débarque dans la colonie avec un renfort de 3500 soldats. Il a mission de chasser les Hereros du territoire ou de les exterminer.

Combats entre Herreros et Allemands Le 11 août 1904, les troupes allemandes conduites par Lothar von Trotha encerclent 7500 Hereros et leur chef Maharero sur le plateau de Waterberg. Leurs armes puissantes ont facilement raison des assiégés. Les survivants sont chassés avec leur bétail vers le désert du Kalahari.

Le 2 octobre, un ordre du jour de Von Trota enlève aux Hereros tout espoir de retour. Cet ordre d'extermination (Vernichtungsbefehl) est ainsi rédigé : «À l'intérieur de la frontière allemande, tout Herero, avec ou sans fusil, avec ou sans bétail, sera fusillé. Je n'accepte plus ni femme ni enfant, je les renvoie à leur peuple ou fais tirer sur eux. Telles sont mes paroles au peuple herero. Le grand général du puissant empereur. Von Trotha».

A Berlin, le chef d'état-major allemand, le comte Alfred von Schlieffen, peut écrire : «L'aride désert Omeheke finira ce que l'armée allemande a commencé : l'extermination de la nation Herero».

Le 11 décembre de la même année, le chancelier allemand Bülow ordonne d'enfermer les Hereros survivants dans des camps de travail forcé et peu après, les dernières terres indigènes sont confisquées et mises à la disposition des colons allemands.

Dans les trois années qui suivent, des dizaines de milliers de Hereros succombent à la répression, aux combats, à la famine et aux camps. De près d'une centaine de milliers, leur population tombe à 15.000.

Du Sud-Ouest africain à la Namibie

Conséquence de cette tragédie, les Hereros sont aujourd'hui dépassés en nombre par les Ovambos dans la Namibie moderne (nouveau nom du Sud-Ouest africain).

Placé par l'ONU sous mandat sud-africain en 1945, le territoire est devenu indépendant en novembre 1989.

Mardi 8 Janvier 2008

ça c'est passé le 8 janvier

anniversaires du jour

Le 8 janvier 1896 meurt Paul Verlaine. Précurseur du symbolisme, le poète a inventé au fond de sa déchéance les quatrains les plus musicaux de notre langue. Avec Rimbaud, compagnon de misère, il représente une figure caractéristique de son époque, le poète maudit.


Naissance : Presley

«The King» Elvis Presley est né à Tupelo (Mississippi) le 8 janvier 1935.


C'est sa fête: Lucien

Envoyé en mission en Gaule, Lucien devient le premier évêque de Beauvais. Il est décapité à l'occasion des grandes persécutions du temps de l'empereur Dioclétien (vers 303). Une basilique a été élevée sur le lieu de son supplice


 


8 janvier 1918
Les Quatorze Points de Wilson


 




 


Le président Woodrow Wilson Dans un discours retentissant du 8 janvier 1918, le président américain Thomas Woodrow Wilson énonce un programme en Quatorze Points pour mettre fin à la Grande Guerre.


– Les cinq premiers points, de portée générale, préconisent la fin de la diplomatie secrète, la liberté des mers, le libre-échange, la réduction des armements et le droit des peuples colonisés à disposer d'eux-mêmes.


– Les points suivants se rapportent au réglement du conflit : restitution de l'Alsace-Lorraine à la France, création d'un État polonais indépendant,...


– Le président suggère de réserver à la future Pologne un accès à la mer. La revendication hitlérienne sur ce fameux couloir de Dantzig sera à l'origine immédiate de la Seconde Guerre mondiale !


– Le dernier point, reflétant l'idéalisme du président, annonce la création d'une Société des Nations.


Wilson réussit à faire passer une partie de son programme dans le traité de Versailles. Mais, craignant un engrenage fatal et des tensions internes entre les différentes communautés du pays, l'opinion publique et les parlementaires américains se placent en retrait par rapport aux velléités interventionnistes du président.


Le Congrès des États-Unis refuse de signer le traité de Versailles ainsi que d'entrer dans la Société des Nations (il y est encouragé par les élus d'origine irlandaise, qui font ainsi payer à Wilson son refus de soutenir la cause indépendantiste du Sinn Fein irlandais). C'est un échec cuisant pour la diplomatie américaine et plus encore pour la paix future...


Les Quatorze Points conservent le souvenir d'un bel idéal.


 


 



 


Quand Marco Polo meurt le 8 janvier 1324, à 70 ans, il s'est acquis en Europe une immense célébrité du fait de ses pérégrinations en Chine.


Une merveilleuse aventure

Marco a 15 ans lorsque son père et son oncle reviennent en 1269 d'un long voyage sur la «route de la Soie» qui relie Constantinople à la Chine via l'actuel Turkestan. Les deux marchands ont pu atteindre les confins de la Chine dans une relative sécurité du fait que l'Asie continentale a été unifiée quelques décennies plus tôt par Gengis Khan et ses terribles guerriers mongols.


Les frères Polo repartent en 1271 pour la Chine avec un message du pape à l'empereur Koubilaï Khan, petit-fils de Gengis Khan. Ils emmènent Marco avec eux.


Marco Polo débarque à Ormuz, sur le chemin du retour (miniature médiévale)


Koubilaï Khan reçoit les trois voyageurs avec les honneurs dans sa capitale, Cambaluc, plus connue aujourd'hui sous le nom de Pékin. Marco Polo devient un familier de l'empereur et obtient même le gouvernement d'une ville.


Il apprécie les richesses de l'Extrême-Orient et l'art de gouverner des Mongols.


Il collecte des informations sur des contrées inconnues des Européens de son temps, comme Cipango, d'où dérive le mot... Japon. Il découvre aussi les pâtes de blé dur qui seront adoptées avec ferveur par ses compatriotes.


Les Polo quittent enfin l'empereur avec quantité de cadeaux et regagnent Venise en 1295 après une absence de 24 ans.


«Messer Millione»

Marco Polo publie ses souvenirs de voyage sous le titre Le livre des Merveilles du Monde. Ils font état d'un monde merveilleux où abondent les pierreries, les épices et les soieries mais aussi les belles dames, les palais rutilants et les bêtes monstrueuses. Ils lui valent le surnom de «Messer Millione» en raison de ses exagérations (certains spécialistes contemporains doutent d'ailleurs que Marco Polo soit jamais allé jusqu'en Chine !).


Il faudra attendre plus d'un siècle avant que d'autres voyageurs ne se lancent sur les traces des Vénitiens. Mais ces nouveaux aventuriers, comme Vasco de Gama et Christophe Colomb, préféreront la voie maritime à la voie terrestre.


C'est qu'entre-temps, l'irruption des Turcs et la chute de Constantinople auront rendu très difficile aux chrétiens de suivre l'antique «route de la Soie»



8 janvier 1198
Élection du pape Innocent III


 




 


Le 8 janvier 1198, Lotario di Seni est élu pape et prend le nom d'Innocent III.


Fait rare, ce cardinal-diacre n'a jamais reçu le sacerdoce et n'est donc pas prêtre ! Cela n'est pas un obstacle à son élection car tout chrétien baptisé de sexe mâle est en théorie susceptible de monter sur le trône de Saint Pierre.


Le nouveau pape doit son élection à sa réputation de théologien et à son tempérament énergique. Cet ancien étudiant de l'Université de Paris, seulement âgé de 37 ans, se présente en effet comme un propagandiste acharné de la «République chrétienne et universelle».


André Larané.

Innocent III (fresque du XIIIe siècle)


L'Église triomphante

Innocent III ambitionne de soumettre les souverains temporels à l'autorité pontificale et revendique la primauté de l'Église sur la société séculière. «De même que la Lune reçoit sa lumière du Soleil, de même la dignité royale n'est qu'un reflet de la dignité pontificale» dit-il.


Le pape, en 1200, excommunie le puissant roi de France Philippe II Auguste et jette même l'interdit sur le royaume, autrement dit prive tous ses sujets des sacrements de l'Église. Cette sanction gravissime est due à ce que, veuf d'Isabelle de Hainaut, le roi s'était remarié avec Isambour (ou Ingeburge) de Danemark en 1193 mais, pris d'un subit dégoût, l'avait répudiée le lendemain des noces ! Il avait plus tard épousé Agnès de Meran. Sous la contrainte de l'interdit, le roi feint de se soumettre et restitue à sa malheureuse femme danoise le titre de reine...


Le pape se permet aussi d'excommunier l'empereur d'Allemagne Othon IV de Brunswick et fait élire à sa place Frédéric II de Hohenstaufen. Il excommunie également Jean sans Terre, roi d'Angleterre, en conflit avec Étienne Langdon, archevêque de Cantorbéry (*). Le roi finit par se soumettre et se reconnaît humble vassal du Saint-Siège en mai 1213 !


Enfin, peu rancunier, Innocent III soutient le roi de France, Philippe II Auguste dans sa lutte contre l'empereur d'Allemagne Othon IV de Brunswick, les comtes de Flandre et de Boulogne et l'ineffable Jean sans Terre. La victoire de Philippe Auguste à Bouvines consolide la monarchie capétienne.


Les nationalités s'affirment déjà plus fortes que la chrétienté oecuménique et, dès le siècle suivant, les principes de laïcité (séparation des pouvoirs temporels et spirituels) tendront à l'emporter sur le principe de «République chrétienne et universelle».


Décevantes croisades

Les croisades du pape Innocent III laissent à celui-ci un goût amer. La IVe croisade destinée à délivrer le tombeau de Palestine est détournée sur Byzance par les marchands vénitiens et se solde par la prise de la métropole orthodoxe, le 12 avril 1204.


Le pape aurait tout lieu de se réjouir de la victoire du roi Pierre II d'Aragon sur les musulmans almohades d'Espagne, à Las Navas de Tolosa, le 16 juillet 1212. Mais l'année suivante, le vainqueur trouve la mort en combattant d'autres croisés à Muret, au sud de Toulouse pendant la croisade des Albigeois.


Innocent III ouvre le concile Latran IV qui va moderniser hardiment les institutions ecclésiastiques. Il meurt quelques mois après sans se douter que ses entreprises politiques ne lui survivront guère. Avec lui s'achève la phase la plus glorieuse de la chrétienté médiévale.



Dimanche 30 Décembre 2007

ça c'est passé le 30 décembre

anniversaires du jour

Le 30 décembre 1905, La Veuve Joyeuse triomphe à Vienne. Le compositeur austro-hongrois Franz Lehar renouvelle l'opérette. Dans le même temps, la ville impériale voit le triomphe de l'Art nouveau ou Jugendstil, inventé par les artistes de la Sécession.

 

Le 30 décembre 1911, Sun Yat-Sen proclame la République de Chine. Il devient le premier président du gouvernement provisoire installé à Nankin. Les républicains dénoncent la légitimité du gouvernement impérial de Pékin. Celui-ci, affaibli par les séditions et les humiliations que lui ont fait subir les puissances occidentales, ne tardera pas à disparaître.

 

 

Le 30 décembre 1916 (selon le calendrier grégorien actuel), le moine Gregori Iefimovitch Raspoutine (44 ans) est empoisonné et achevé de deux coups de revolver. Son cadavre est jeté dans la Neva.

 

Un moine inquiétant

Raspoutine (Gregori Iefimovitch)Raspoutine, moine illettré de Sibérie, s'acquiert dès 1906 à la cour du tsar une réputation de thaumaturge grâce aux soins qu'il prodigue au tsarévitch Alexis, le jeune prince héritier, atteint d'hémophilie.

Protégé par l'impératrice Alexandra Fedorovna, qui le considère comme un envoyé de Dieu, il profite de son immunité de fait pour placer ses protégés à des places de haut rang. Il se signale aussi par des orgies avec les femmes de la haute société, ce qui le fait haïr du peuple et des nobles.

Malgré ses défauts, Raspoutine est assez lucide pour tenter de dissuader le tsar Nicolas II d'entrer en guerre contre l'Autriche et l'Allemagne en 1914. Son pacifisme lui vaut d'être soupçonné d'être à la solde de l'Allemagne ennemie. Son assassinat le 30 décembre 1916 par le prince Youssoupov et le grand-duc Dimitri Pavlovitch n'arrête pas la course à l'abîme de la Russie impériale.

Naissance : Rudyard Kipling

Rudyard Kipling, l'auteur du Livre de la jungle, est né le 30 décembre 1865.

Naissance : Pinay

Le président du Conseil Antoine Pinay est né à Saint-Symphorien-sur-Coise le 30 décembre 1891.

C'est sa fête : Roger

Roger aurait été au Moyen Âge évêque de Cannes, une ville des Pouilles, au sud de l'Italie, celle-là même où Hannibal triompha des Romains

 

 

Baptême de l'URSS

 

Le 30 décembre 1922, la Russie change son nom pour celui d'URSS.

Il s'agit d'une fédération qui regroupe la Russie proprement dite, l'Ukraine, la Biélorussie et la Transcaucasie. Au fil des décennies, elle en viendra à compter quinze Républiques à l'autonomie très formelle.

L'avènement de l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques, un nom sans référence géographique, veut témoigner de la vocation du marxisme-léninisme à s'étendre à toute l'humanité et à abolir les vieilles nations.

Tandis que Lénine, le fondateur du régime communiste, disparaît peu à peu de la scène politique, ses héritiers putatifs se disputent sur l'opportunité de privilégier ou non la révolution mondiale. Finalement Staline, partisan de consolider avant tout la révolution en URSS, l'emporte sur son principal rival, Trotski.

Ces débats ne sont plus de saison. L'URSS ( *) est morte avant son soixante-neuvième anniversaire et les anciennes nations d'Europe orientale, bien que très affaiblies par les drames des dernières décennies, tentent tant bien que mal de retrouver leur place.

Mercredi 26 Décembre 2007

ça c'est passé le 27 décembre

anniversaires du jour

Le 27 décembre 1831, Charles Darwin embarque sur le Beagle. Au cours d'un voyage de cinq ans autour du monde, le jeune savant accumule des observations et des notes qui vont nourrir sa réflexion pendant toute sa vie et lui permettront de préciser ses vues sur la sélection naturelle des espèces.


Le 27 décembre 1979, les troupes soviétiques entrent en Afghanistan. Elles tombent dans un piège qui s'avérera fatal pour le régime de Moscou.


Naissance : Pasteur

Le savant Louis Pasteur est né à Dole le 27 décembre 1822.


Naissance : Dietrich

L'actrice Marlène Dietrich est née à Berlin le 27 décembre 1901.


C'est sa fête : Jean l'Évangéliste

Jean, fils de Zébédée, frère de Jacques, ami de Pierre, Philippe et André, pêche avec eux sur le lac de Tibériade. Il est l'un des premiers à laisser tomber ses filets et suivre Jésus pour devenir «pêcheur d'hommes». Il est le seul disciple présent au pied de la croix, au côté de Marie, la mère du Christ. Il est aussi l'un des premiers à reconnaître le Christ ressuscité. Dans ses écrits postérieurs, Jean se présente avec un certain orgueil comme «le disciple que Jésus aimait» et auquel celui-ci a confié sa mère avant de mourir sur la croix.En exil sur l'île grecque de Patmos sur ordre de l'empereur Domitien, Jean écrit le quatrième Évangile (*) et le célèbre texte de l'Apocalypse (un aigle aurait alors prêté son dos à l'évangéliste et en souvenir de cette jolie légende, il est fréquent que le lutrin qui, dans les églises, supporte les textes sacrés, ait la forme d'un aigle !). Ayant plus tard recueilli la mère du Christ, Jean meurt à Éphèse à un âge avancé.Jean est le saint patron des théologiens et des écrivains. Des fouilles ont permis d'identifier dans l'ancienne basilique ce que l'on croit être son tombeau.


 


 


 


27 décembre 537
Inauguration de Sainte-Sophie


 




 


Le 27 décembre 537, l'empereur Justinien et son épouse Théodora inaugurent la basilique de la Sainte Sagesse (en grec Haghia Sophia), plus communément appelée Sainte-Sophie en Occident.


La construction en a été décidée cinq ans plus tôt, après la sédition Nika qui s'était soldée par la destruction d'une basilique plus ancienne.


Justinien donne carte blanche aux architectes pour cette nouvelle basilique dont il veut qu'elle témoigne de sa gloire autant que du prestige de sa capitale Constantinople, la «nouvelle Rome» (un million d'habitants) !


Plus fort que Salomon !

La basilique Sainte-Sophie au Moyen ÂgeLes architectes embauchent 10.000 ouvriers et récupèrent sans vergogne les marbres, les colonnes et les sculptures des temples antiques de Grèce et même d'Égypte.


Sainte-Sophie est construite suivant le plan rectangulaire des anciennes basiliques romaines.


Elle est en briques avec un revêtement intérieur en plaques de marbre.


La nef à plan carré de 90 mètres de côté où joue la lumière naturelle donne aux fidèles l'impression d'être dans le vestibule du paradis.


La principale innovation réside dans la coupole centrale qui culmine à 55 mètres de haut. Ses briques, sélectionnées avec soin, sont d'une extrême légèreté et portent l'inscription en grec : «C'est Dieu qui l'a fondée, Dieu lui portera secours» (deux précautions valent mieux qu'une).


L'achèvement des travaux donne lieu à de grandioses festivités et permet à Justinien de proclamer avec orgueil, faisant allusion au roi des Hébreux qui construisit le Temple de Jérusalem : «Je t'ai surpassé, ô Salomon !»



Sainte Sagesse

Dédiée à la Sainte Sagesse (Haghia Sophia en grec), dont se réclament toutes les cultures et religions, la basilique n'a pas été débaptisée par les Turcs après leur prise de Constantinople. Transformée en mosquée puis en musée à l'avènement de la République turque, elle a conservé son nom grec : Haghia Sophia (abusivement traduit en Sainte-Sophie en français).


La basilique de la Sainte Sagesse a inspiré les architectes occidentaux au Moyen Âge mais aussi Sinan, le grand architecte du sultan Soliman le Magnifique (XVIe siècle), qui a conçu ses mosquées selon le même plan.



Vendredi 7 Décembre 2007

ça c'est passé le 7 décembre

7 décembre 1941
Les Japonais attaquent Pearl Harbor

Au matin du dimanche 7 décembre 1941, il y a tout juste 60 ans, des nuées d'avions japonais attaquent par surprise la flotte de guerre américaine à Pearl Harbor, dans l'archipel des Hawaï.

Fuite en avant

L'amiral Yamamoto a voulu détruire préventivement la flotte américaine pour permettre au Japon de poursuivre la conquête de l'Asie.

Ses pilotes ont été entraînés en secret et leurs avions équipés de torpilles spéciales capables de plonger dans les eaux très peu profondes de la rade américaine.

Les navires en rang dans la rade de Pearl HarborLe jour venu, la flotte nippone, forte de 6 porte-avions, 423 avions et 27 sous-marins, s'approche à 500 km de l'archipel sans être repérée par les radars. Le code de déclenchement de l'attaque est «Tora, Tora, Tora» (Tigre en japonais).

A 7h 40, une première vague d'assaut pique vers les navires rangés dans la rade (90 au total!).

Le cuirassé ArizonaUne deuxième vague frappe la base à 9h 45. En deux heures, les Japonais auront détruit ou endommagé huit cuirassés ainsi que 3 croiseurs, 3 destroyers et 4 navires auxiliaires.

188 avions ont été aussi détruits. Au total 2403 marins américains ont été tués. Du côté des assaillants, les pertes sont très faibles (29 avions, 55 tués).

Fort heureusement, les trois porte-avions de la flotte américaine du Pacifique n'étaient pas présents sur les lieux. D'autre part, six des huit cuirassés attaqués pourront être rapidement remis en service.

L'attaque de Pearl Harbor entraîne un revirement immédiat de l'opinion publique américaine. Les Etats-Unis se lancent sans attendre dans la guerre contre l'Allemagne de Hitler et le Japon de l'empereur Showa (Hiro Hito).

ça c'est passé le 7 décembre

7 décembre 1975
L'Indonésie envahit Timor-Est

Le 7 décembre 1975, l'armée indonésienne envahit l'ancienne colonie portugaise de Timor-Est. C'est le début d'une longue lutte ponctuée par de grands massacres de civils.

Une île du bout du monde

L'île de Timor, aussi appelée Loro Sae ou Tim-Tim, se situe à l'extrémité orientale des îles de la Sonde (Sumatra, Java, Bali, Flores,...). Son climat est relativement sec du fait de sa proximité de l'Australie, dont elle est éloignée de seulement 500 km.

Cette île sans attrait touristique particulier est à peine plus grande que la Bretagne (33.000 km²) et aujourd'hui peuplée de 3.500.000 habitants, dont 800.000 dans la partie Est. Elle représente peu de chose au milieu des 200 millions d'habitants très divers qui peuplent l'Indonésie.

Histoire coloniale

Le destin tragique de Timor est le résultat des vieilles rivalités coloniales du XVIIe siècle.

Les Portugais sont les premiers Européens arrivés dans les îles de la Sonde au XVIe siècle, dans la foulée de Vasco de Gama. Au siècle suivant, les Hollandais, que leur indépendance a rendu audacieux, délogent les Portugais de l'Insulinde et ne leur laissent que l'extrémité orientale de l'île de Timor.

Les Hollandais, avides seulement de commerce et de profit, s'accommodent des religions indigènes ainsi que de l'islam qui commence à se répandre dans l'archipel et deviendra majoritaire à 80% dans l'ensemble de leur colonie, y compris dans la partie occidentale de Timor.

Les Portugais, quant à eux, exploitent le précieux bois de santal qui constitue la seule ressource notable de l'île. Mais ils se soucient plus encore du salut des indigènes et introduisent la religion catholique dans leur colonie.

L'île participe à la Seconde guerre mondiale avec l'irruption des Japonais et la contre-offensive des Australiens, courageusement appuyés par la population locale.

Le 25 avril 1974, à Lisbonne, le gouvernement autoritaire de Caetano, héritier du dictateur Salazar, est renversé au cours de la «Révolution des oeillets». Les militaires progressistes qui prennent le pouvoir décident de liquider sans tarder le passif colonial qui fait du Portugal la dernière puissance coloniale d'Europe occidentale.

Génocide caché

L'armée et l'administration portugaises évacuent les colonies d'Afrique ainsi que le très humble territoire de Timor-Est (capitale : Dili). Ils livrent à la guerre civile ces nouveaux États nullement préparés à l'indépendance.

A Timor-Est, le Fretilin (Front Populaire pour l'indépendance de Timor), à orientation communiste, engage la guerilla contre les mouvements minoritaires qui prônent le rattachement à l'Indonésie. Le dictateur Suharto ordonne alors l'occupation de Timor-Est et annexe le petit territoire en 1976, en faisant la 27e province de l'Indonésie. Le Fretilin poursuit la guerilla malgré l'assassinat de son chef. Le clergé catholique devient de son côté le fer de lance de la résistance civile

En 1981, l'armée indonésienne engage une opération de répression brutale qui se solde par une vaste famine et la mort d'environ 250.000 habitants, soit le tiers de la population. Cette affaire proprement indonésienne n'émeut pas outre mesure les opinions occidentales et démocratiques qui ont d'autres soucis en tête (Afghanistan, missiles soviétiques SS 20, Cambodge,...).

En 1989, un relatif apaisement permet au pape Jean-Paul II de rendre visite à ses catholiques du bout du monde. La tension reste néanmoins vive et le territoire est mis en coupe réglée par les chefs militaires.

Il faut la crise de 1997 et l'effondrement de l'économie indonésienne, artificiellement nourrie par des investissements spéculatifs, pour que le dictateur Suharto soit contraint à une retraite dorée. Son successeur désigné, Habibi, propose un référendum d'auto-détermination à Timor-Est dans l'espoir de se concilier les bailleurs de fonds des pays démocratiques.

Mené dans la précipitation mais sous contrôle de l'ONU, le référendum se solde par le franc succès des partisans de l'indépendance.

Comme ils l'avaient annoncé, les militaires et les miliciens pro-Indonésie entreprennent aussitôt de ravager l'île et de déporter la population. Mais l'implication officielle de l'ONU ne leur permet plus d'agir en toute impunité et à l'abri des regards comme 15 ans auparavant. L'indépendance de Timor-Est devient une réalité.

En Indonésie et dans les grandes chancelleries, cependant, on craint que le succès des Timorais n'encourage d'autres revendications autonomistes, avec, au final, l'éclatement de l'archipel en États rivaux.

Alban Dignat
 
     

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